Ça va peut-être vous surprendre, mais j'ai une véritable passion pour la famille royale britannique. Ça remonte à mon enfance lorsque devant la télévision aux couleurs un peu baveuses, je suivais, fasciné, les cérémonies qui ponctuaient la vie de la Couronne, alors commentées, avec quel talent mes amis, par le regretté Léon Zitrone, qui d'ailleurs était diplômé de la même école de journalisme que moi, mais nettement plus tôt quand même. Toute cette grâce, toute cette magnificence éblouissaient mon coeur et laissaient en moi des images féeriques, mirifiques, qui ne cessaient de m'émerveiller lorsque, le lendemain matin, je m'asseyais sur les bancs de l'école, alors que mes camarades ne parlaient que de football et de disco. Je dois dire qu'à l'époque, j'ai souffert d'une certaine incompréhension. Et bien des années plus tard, que de sanglots ai-je versés lorsque j'appris la nouvelle de la mort de Diana. Quelle funeste journée ; parfois, à la date anniversaire, j'en pleure encore.
Mais c'est du passé, tout cela, car la vie a repris le dessus et c'est avec une joie à nulle autre pareille que j'attends le mariage, désormais imminent de William Arthur Philip Louis Windsor et de la rayonnante Catherine Elizabeth Middleton que, dans des moments de lointaine intimité, moi aussi j'appelle Kate. En l'attente de l'évènement, je me suis procuré de nombreux objets qui célèbrent, de façon fort charmante, la royale union, objets que j'ai disposés dans une vitrine qui leur est entièrement dédiée. Il y a bien sûr des assiettes en porcelaine véritable de Chine, qui arborent les portraits des futurs époux, les services à thé également dans lesquels je trempe mes toffees dont la boîte représente le couple entouré d'un coeur rouge. J'ai acheté la poupée Kate, le gel anti-bacterien Princess in training, les bonbons Pez à l'effigie du futur roi et de la princesse, et même les préservatifs Crown Jewels
Bon, je déconne. J'en ai rien à foutre, de leurs conneries, aux Britons. Que les Angliches s'intéressent aux histoires de cul de leurs aristos, à la limite, je peux le comprendre : c'est eux qui paient. Mais que de ce côté-ci de la Manche, ça fascine les foules, ça me troue le derrière. A la limite, je veux bien admettre un vague intérêt quand une dinde à permanente vient à Paris se viander sous un tunnel, ça fait un beau fait divers et ça fait bosser les photographes. Pour le reste... Que n'ont-ils raccourci leur noblesse quand il en était encore temps ? On serait moins emmerdés par leur foutu folklore, et au moins, ce bouffon de Mick Jagger n'aurait pas été anobli par la reine.




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire